Comment font les autres joueuses pour être dans le top 100 Junior à 15 ans ?

 

Nous avons voulu comprendre comment des joueuses talentueuses comme Belinda Bencic ou Ana Konjuh arrivent en Top 1 et 2 Junior à 15 ans, pendant que nos joueuses françaises, toutes aussi talentueuses, connaissent des hauts et des bas et ne se retrouvent pas en Top 10 junior ?

 

la structure financière mais aussi familiale

 

A notre plus grande peine, la réponse est malheureusement si simple : à talent égal, mental-technique et physique égal, la différence, qui fait le succès ou non des joueuses, se situe au niveau de la structure financière mais aussi familiale qui les accompagnent.

 

Nous vous invitons à lire le site de Belinda ci-après où dès l'âge de 6 ans, elle intègre une académie privée aux USA, mais ensuite son coach n'est autre que la mère de Martina Hingis. Le grand plus est qu'elle a un sponsor qui a investi sur elle depuis son jeune âge pour plus d'un million de francs suisse et toute la famille y est investie et l'accompagne tout au long de son aventure.

 

sponsor pour les soutenir dans leurs projets

 

De même pour Ana Konjuh, qui fait partie d'une famille qui joue tous au Tennis dont ses sœurs, ils ont dû déménager à Zagreb où ils ont aussi trouvé un sponsor pour les soutenir dans leurs projets.

 

Soulignons un fait indéniable et qui nous semble indispensable dans l'évolution de ces joueuses, elles sont toujours très entourées par leurs familles qui font parties intégrantes de leur environnement.

 

Ces joueuses n'ont pas le temps de se poser des questions pour savoir si elles ont le niveau ou non, doivent-elles continuer le Tennis ou non car si elles échouent au Championnat de France, elles n'ont pas le niveau pour continuer plus loin, etc, ...

 

Elles sont à 100% dans le Tennis

 

Ces joueuses du monde ne font que jouer, et jouer, s'améliorer, participer à des tournois dans le monde entier et gagner toute en confiance. Elles sont à 100% dans le Tennis et ne se posent aucune question sur leur avenir universitaire. Elles assurent leurs programmes scolaires anglophone, elles perfectionnent l'anglais et elles jouent tout simplement sans qu'il y ait une pression quelconque d'exigence de résultats.

 

Elles vivent de leur passion à fond avec leurs familles et sponsors. Et c'est une véritable travail d'équipe en grande confiance.

 

ce sport très onéreux

 

Est-ce que nos joueuses pourront aller bien loin dans ce sport très onéreux avec des aides de 1000 euros par ci par là, qu'on ne peut même pas comparer à 1 million de franc suisse ? 

 

Comment peut-on exiger des résultats exceptionnels à nos joueuses avec 1000 euros d'investissement ? et d'autres travaillent en confiance en investissant 1 million de Francs suisse ? sans rien rapporter encore à 15 ans ?

 

Nos joueuses n'ont rien à envier

 

Que nos joueuses ne se découragent pas, relevons nous et faisons de notre mieux pour trouver des sponsors. Nos joueuses n'ont rien à envier aux autres. Elles savent aussi jouer au Tennis, elles ont le niveau, mais elles n'ont pas les moyens financiers pour s'entraîner avec les personnes qui pourraient s'entendre avec elles, pour faire des tournois dans le monde entier et avancer sans se poser mille questions à douter de tout.

 

" Aidons nos jeunes à vivre leurs rêves "

 

Soyons solidaires, aidons nos jeunes à vivre leurs rêves, à aller plus loin et plus haut encore avec les moyens qu'on a.

Ne perdons pas les valeurs familiales. Soyons équipe, vivons les rêves en équipe et en famille, dont les sponsors. 

 

Tous ensemble, nous ferons briller de mille feux les talents de nos joueuses françaises !

 

 

 

 

 

 

Flash info sur le Tennis féminin français : Zoom sur Ines Fontanarosa

 

"Nos jeunes espoirs qui abandonnent leurs rêves au bout de dix ans d'espoirs "
Que dire de plus, que rajouter de plus aux articles écrits par un journaliste lucide et juste sur l'une de nos plus jeunes talentueuses du Tennis féminin français : "Inès Fontanarosa" (articles ci contre)

 

 

Pas plus tard que février 2013, la joueuse avait encore de grands espoirs de figurer parmi les Top 100 du monde. 

Afin de concilier les études et les sport de haut niveau, elle a choisi de rester en France et de ne participer qu'au circuit pro français, jusqu'à sacrifier son classement WTA qu'elle ne pouvait pas défendre. Il fallait faire un choix : soit le BAC S, soit galérer pour trouver de l'argent afin de participer à des tournois pour défendre ses points WTA.

Bac S en poche bien mérité, elle participe au Championnat de France des 17-18 ans en août 2013.

Éliminée au 2ème tour, elle décide d'abandonner le Tennis pour intégrer une Faculté de médecine.

 

Tout d'abord, nous tenons à saluer son courage et sa maturité de savoir prendre en main son avenir à un tournant de sa vie.

 

Il n'est pas à démontrer que nos jeunes, dès l'âge de 8 ans, portent sur leurs épaules cette responsabilité de devenir "une championne" dans un sport de haut niveau qui les passionne.

 

 "Aie-je assez de niveau pour continuer "

 

Elles s'investissent, elles espèrent, elles gagnent, mais aussi elles perdent, et elles doivent aussi être comme les autres enfants de leur âge à réussir leurs études en passant par le Brevet et ensuite le Baccalauréat, car on ne cesse de les seriner à longueur de journée que sans diplôme, la société ne les intégrera pas.

 

Au bout de 10 ans, elles se remettent en question et se demandent : "aie-je assez de niveau pour continuer le Tennis ?" mais surtout "comment mes parents pourraient trouver assez d'argent pour m'accompagner dans mon aventure qui semble très onéreuse car des déplacements et des entraînements doivent se faire à l'étranger si on veut aller plus loin et plus haut ?"

 

Trois années de vie en collectivité au Pôle de Poitiers n'a pas encouragé cette joueuse à continuer à l'Inspep, qui éventuellement, pouvait lui apporter toute la structure nécessaire pour développer son talent. Séparée très tôt de sa famille, celle-ci lui avait beaucoup manqué dans sa phase d'adolescence.

 

Inès n'est pas la seule joueuse française à abandonner son rêve

 

Hélas, force est de constater que depuis ces 10 dernières années, Inès n'est pas la seule joueuse française à abandonner son rêve vers 17-18 ans.

Car si on ne fait pas partie des Top 100 Junior à cet âge là, la Fédération ne va pas forcément suivre, et les moyens financiers, malgré l'aide d'une association, ne seront pas assez pour évoluer, et pour intégrer une académie privée en Espagne par exemple ou ailleurs.

 

Ines a répondu au journaliste que tout cela n'est pas un gâchis, malgré qu'elle adore le Tennis, elle est allée jusqu'au bout de son aventure.

 

Et après toutes ces années d'espoirs et de déceptions, de remises en question, de doutes, mais aussi de blessures, de baisse de niveau mental ou physique, la plus grande leçon qu'elle a acquise lors de ce parcours pour réaliser ses rêves est de savoir se relever après une défaite et d'avancer un pas après un autre pour prendre une autre direction.

 

De nouveaux horizons

 

De nouveaux horizons s'ouvrent à elle et nous lui souhaitons une bonne continuation.

Nous espérons la revoir sur le circuit en tant que médecin du sport par exemple.

 

Bravo Ines car tu as su vivre tes rêves, vivre cette belle aventure tennistique. Tu as fait de ton mieux, et comme tu le dis si bien, tu as de la chance d'avoir une autre passion telle que la médecine alors bonne route à toi.